Le Journal de Claire K.

23 octobre 2011

Road trip à la frontière chinoise

Cette semaine, je suis allée faire un petit (grand) tour à la frontière chinoise.

L'utilité de rouler en 4x4 se justifie pleinement quand on voyage à l'intérieur du Kazakhstan. Les routes ne sont pas mauvaises à proprement parler, je dirais même que le réseau routier est bien entretenu à quelques exceptions près, même dans les coins les plus paumés, mais quand on est dans la voiture de 5 heures du matin à minuit, c'est quand même plus confortable qu'une berline (merci les suspensions) !

Pour les pauses-pipi, on trouve des toilettes traditionnelles (la fameuse petite cabane en bois avec un trou dans le sol) à peu près à chaque station-service ou arrêt de bus. Rudimentaire, mais bien pratique !

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A deux heures de route d'Almaty, dernière aire "moderne" avec café, magasins, toilettes en dur et station-service. Après, c'est la steppe à perte de vue !

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Chien kazakh. Ils ont la réputation d'être féroces, mais celui-là était tout gentil et obéissant.

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L'aspect "ville fantôme" est trompeur. Ces stations-services sont en état de marche, et un gars surgi de nulle part toujours prêt à venir vous faire le plein.

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Nous sommes parfois ralentis dans notre progression par le passage de troupeaux (vaches et chevaux mélangés, en général, gras et bien nourris) qui traversent la route. Une des voitures de notre convoi a percuté un cheval, plus tard, dans la soirée. Le cheval allait très bien. La voiture, elle, a perdu son rétroviseur ! Le chauffeur, kazakh, était très choqué : il a fallu qu'on s'arrête tous pour le rassurer (les Kazakhs adorent les chevaux). La steppe sous les étoiles, c'était juste... magnifique.

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Sous ce genre de lumière, ce n'est pas mal non plus... non ?

Sur la route, trois centres d'intérêt :

Le Charyn Canyon

Depuis le temps qu'on voulait le faire, celui-là ! Et ça tombe bien, un petit rayon de soleil (le seul de la journée, à peu près) est venu illuminer le paysage au moment de le prendre en photo :

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Pour y accéder, nous avons choisi la route qui arrivait au-dessus du canyon. Mais on peut également passer dans la vallée, qui doit offrir un panorama tout aussi spectaculaire. Au bout, se trouve une rivière au bord de laquelle les Kazakhs aiment bien venir pique-niquer, l'été. Là, on aurait quand même eu un peu froid.

Pour rejoindre la route principale et poursuivre notre voyage, nous avons fait environ une heure d'off-road dans la steppe. J'ai adoré, je comprends maintenant les amateurs de sport automobile, ce sont de vraies sensations... Un paysage à couper le souffle et l'impression d'être sur des montagnes russes, youhou !

La forêt de bouleaux (ash trees)

Là je n'ai pas tout compris mais, apparemment, il existe deux forêts de ce type dans le monde : une ici, et une au Canada. En lieu et place de forêt, un bosquet d'arbres un peu rabougris (peut-être à cause de l'incendie qui l'a ravagée il y a quelques années), je vous mets donc une photo de l'arbre "officiel" qui a bénéficié d'un panneau explicatif :

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Les sources d'eau chaude

A proximité de la frontière chinoise, non loin de la ville de Jarkent, dont vous avez un aperçu ci-dessous :

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se trouvent des sources naturelles d'eau chaude. Elles sont exploitées sur le plan touristique, mais j'ai l'impression que c'est encore récent. Le complexe dans lequel nous avons été reçus, en tout cas, l'était, il sentait encore la peinture fraîche !

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Piscine à 36°C, jacuzzi à 40°C, comme il faisait à peine 9°C dehors, on était bien contents de pouvoir entrer dans l'eau !

Si cela vous intéresse, ça se trouve à environ 4 heures de route d'Almaty (précisément au kilomètre 105 de l'autoroute Aksai-Chunja-Koljat), et si vous souhaitez y dormir, il faut réserver à l'avance (il y a des chambres, mais elles ne sont en général louées qu'à la journée, en guise de vestiaires). Ne comptez pas trop sur l'électricité qui fait souvent faux bond dans la soirée. Mais on s'en fout, on n'en a pas besoin pour faire griller les shashliks, quant à l'eau, elle se chauffe toute seule, alors... ;-) Pour avoir les coordonnées contactez-moi !

PS, le mouton et la bière locaux étaient très bons.

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19 septembre 2011

Shymbulak, au sommet !

Le hasard a fait que je suis allée à Shymbulak deux fois la même semaine. Et cette fois-ci, les téléphériques menant en haut des pistes (plus de 3000 mètres d'altitude) étaient ouverts, ce qui est à peu près toujours le cas le week-end.

Voici donc quelques photos de ce que l'on peut observer au sommet, outre des randonneurs et leurs chiens ravis de caracoler dans la première neige de la saison ! Il n'y en avait cependant pas encore assez pour garantir une glisse sympa aux aventuriers qu'on a croisés avec leurs skis, les pauvres !

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Bon, comme la dernière fois, ça c'est la vue depuis le premier téléphérique baptisé Gondola.

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Ensuite du Combi 1 (le second téléphérique), voilà ce que l'on peut observer...

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Et enfin... tout au sommet, après un changement pour le Combi 2... un paysage surréaliste, à mi-chemin entre le chantier abandonné et la haute montagne ! Personnellement, j'aime bien le contraste. Mais c'est vrai qu'en hiver quand on vient pour skier, ça doit être un peu paradoxal.

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Je ne sais pas pourquoi mais ça m'évoque le Tibet, où je n'ai pourtant jamais mis les pieds... Après tout, on n'en est pas si loin ! Le nom de ce massif montagneux est le Khan Tengri en kazakh, ou Tian Shan en chinois.

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La première neige façonne des contours très délicats, avec des couleurs que j'aime beaucoup !

Au total, pour faire les trois téléphériques de bas en haut, il faut compter à peu près 45 minutes. De même pour le retour. Mais il serait dommage de ne pas faire une petite halte dans l'un des restaurants de la plate-forme, en bas des pistes. Prendre un verre ou déjeuner dans un tel cadre à vingt minutes de la ville, qui dit mieux ?

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13 septembre 2011

Shymbulak, l'été

Shymbulak est une petite station de ski refaite à neuf depuis l'hiver dernier, où il fait bon aller skier ou simplement respirer l'air pur des montagnes (et voir la lumière des cimes !) pendant les cinq mois d'hiver qui peuvent être pesants en ville, surtout à la longue.

Mais il ne faut pas non plus s'en priver l'été ! L'année dernière, je me souviens être allée y randonner, alors que le nouveau téléphérique était encore en travaux. Cette année, le voilà totalement opérationnel.

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Et la balade est carrément sympa ! Nul besoin de chausser ses baskets : vous arrivez en voiture à Medeu, vous allez sur la plate-forme du téléphérique, baptisé Gondola, en face de la patinoire, vous prenez place dans l'une des cabines (on y tient facilement à six mais vous pouvez tout à fait vous l'accaparer pour deux, voire seul), et il ne vous reste plus qu'à profiter du trajet de vingt minutes environ jusqu'à la terrasse de Shymbulak, où vous pourrez déjeuner ou prendre un verre, et éventuellement prendre un second téléphérique pour le sommet (mais il est souvent fermé en semaine). Le tout à vingt minutes en voiture du centre-ville : qui dit mieux ?

Le billet aller-retour coûte 2000 KZT (oui quand même), et si vous incluez le second téléphérique, ça monte à 3000 KZT. Mais ça vaut le coup, jugez plutôt :

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Vous remarquerez peut-être la présence de panneaux solaires sur le toit des cabines : le Kazakhstan est de plus en plus sensible à l'eco-concept, enfin, en ce qui concerne le domaine touristique. J'ai remarqué beaucoup de panneaux solaires ces derniers temps au niveau des lacs, dans certains restaurants, etc. Et c'est vrai que le soleil brille souvent ici : il serait dommage de ne pas en profiter !

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La patinoire de Medeu, bien entendu pas encore ouverte cette année (mais on y projette un raid entre amis dans l'hiver).

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Ceci est un barrage, destiné à contenir d'éventuelles catastrophes naturelles du type avalanche ou glissement de terrain qui pourraient menacer directement Almaty, située au fond de la vallée.

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On peut constater les séquelles de la tempête impressionnante qui a sévi ce printemps. De nombreux arbres ont été purement et simplement balayés... Aujourd'hui encore, des bûcherons s'affairent à débiter tout cela en rondins avant l'hiver, et ils nous font coucou depuis le sol !

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Le vide est à couper le souffle... J'avoue avoir eu peur deux ou trois fois, avec le vent qui secouait un peu la cabine !

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Il fait 19°C en haut, ce qui n'est vraiment pas mal pour la saison (on a encore environ 30°C en bas... oui oui et on commence à en avoir marre !). En plein soleil, sur la terrasse, il faisait carrément trop chaud... Mais on a vu des Kazakhs à l'ombre qui s'enroulaient dans des couvertures !

Bref une balade sympa, idéale pour respirer un peu d'air frais. A faire, été comme hiver !

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07 septembre 2011

Les pétroglyphes de Tamgaly

Avant de commencer cet article, je souhaite faire une petite mise au point.

Le stalking (harcèlement) est un délit répertorié et sanctionné en tant que tel par la loi française, à laquelle je n'hésiterai pas à faire appel en cas de besoin.

Les autorités retrouvent très facilement les petits malins qui se croient bien protégés derrière leur pseudonyme et leur adresse mail créée de toutes pièces pour l'occasion, et ce même s'ils habitent hors de nos frontières.

A mes lecteurs qui souhaiteraient se lancer dans l'aventure du blog, je vous le dis : ne mettez pas de photos de vous ni de vos proches, pas d'indications qui laisseraient deviner le nom de votre rue, le numéro de votre immeuble, vos signes distinctifs ou vos trajets habituels. Sans sombrer dans la paranoïa, il faut savoir sacrifier un peu de convivialité au prix de la prudence.

A bon entendeur.

***

Revenons donc à notre sujet, les pétroglyphes de Tamgaly. Nous souhaitions effectuer cette visite à la demande de deux invitées de ma belle-famille, qui avaient vu figurer ce site dans leur guide touristique. Renseignements pris, on nous a donné des indications pour nous rendre à une trentaine de kilomètres du lac de Kapchagaï, dans la steppe.

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On a tourné en rond pendant plus d'une heure à la recherche de la fameuse maison à deux étages près de la route censée nous indiquer le moment de tourner à gauche dans la steppe. Finalement, on a fini par la repérer, et après elle le panneau tagué "Mars" (comme la planète) qui indiquait le chemin.

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Et à l'arrivée dans ce vallon au fond duquel coule une rivière, surprise ! Malgré un portail grandiloquent avec une explication du site, répertorié au patrimoine mondial de l'UNESCO, on trouve surtout des plaisanciers venus camper et pique-niquer, qui font de l'escalade jusque sur les rochers répertoriés, jonchés d'ordures de toutes sortes. Il y avait un hic quelque part. (Je vous épargne les photos des ordures.)

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Le guide de nos invitées mentionnait des pétroglyphes animaux, or nous n'avons vu que des bouddhas et de l'écriture, qui ne correspondaient pas vraiment à la période où les gravures devaient avoir été faites. De plus, cela ressemblait plus à un lieu de culte qu'à autre chose : les gens venaient jeter des piécettes au pied des bouddhas, il y avait même des drapeaux de prières dans le style tibétain !

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En fait, Tamgaly est un endroit où des centaines de générations ont témoigné de leur passage et de leur vie quotidienne sur place en effectuant des gravures sur les rochers. Cela va de la fin de la préhistoire jusqu'au début de la période communiste. Un site unique, il va de soi.

De retour en ville, je me suis précipitée sur Internet... et sur mes copines.

Le site de Tamgaly couvre une superficie de 9000 hectares, ce qui explique que nous n'en ayons donc vu qu'une toute petite partie. Mais surtout, le principal site, beaucoup plus vaste, où l'on peut randonner parmi les pétroglyphes animaux, se situe sur la route de Bishkek, à quelques centaines de kilomètres du site que nous avons visité - et dont je me demande s'il n'était pas tout simplement une copie, car le site de l'UNESCO ne mentionne absolument pas les bouddhas. Et surtout, cela m'étonnerait que les gérants du site laissent les plaisanciers escalader librement les parois gravées s'il s'agissait d'un original...

Bref, affaire à suivre ; on s'est jurés d'aller voir ce qu'il en était sur l'autre site, le "vrai" apparemment.

La balade dans la steppe a quand même été sympa ; belles couleurs, sensation d'espace et beaux cieux d'été.

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En parcourant le site, nous sommes même tombés sur cet ancien bastion de type musulman, qui apparemment servait à loger des pèlerins autrefois. Il faut dire qu'il y a pas mal de lieux saints au Kazakhstan. Et dans le coin sûrement aussi.

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19 août 2011

Graffitis et fresques

La frontière entre les deux est parfois floue... Petit florilège de ceux qui m'ont attiré l'oeil ces derniers temps :

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Au bord de la rivière

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En façade d'un bar

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Dans un restaurant

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Dans une cour d'école...

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07 août 2011

Petit séjour à Issik-Kul (Kirghizstan)

Le lac d'Issik-Kul est un lieu de villégiature très prisé des Kazakhs car situé au Kirghizstan, pas très loin d'Almaty. Il faut tout de même faire sept heures de route pour y accéder (et la queue à la frontière), mais la route elle-même est sympa à regarder, car on traverse divers types de paysages dont champs, steppes et montagnes :

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Aire de repos version kirghize.

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On peut acheter des bouées ou...

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Du maïs grillé ou bouilli, des boissons fraîches...

Le lac n'est jamais aussi agréable qu'au petit matin, quand il n'y a encore personne (par contre il faut sortir les pulls, quand le soleil n'est pas encore levé, il fait vraiment frais !)... Nous étions logés dans un ancien sanatorium reconverti en hôtel de tourisme, un truc qui n'avait pas été rénové depuis 1974, avec l'avantage d'être entouré par une nature quasi intacte et plein d'animaux (écureuils, oiseaux de toutes sortes...).

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Outre sa beauté (on le dirait posé dans une sorte de cratère car il est entouré de montagnes), le lac d'Issik-Kul est une curiosité géologique. Un de nos hôtes (kirghiz) nous a expliqué que si le lac était salé, les cours d'eau qui l'alimentent, eux, ne l'étaient pas. Ce sont donc probablement les sédiments présents au fond du lac qui rendent l'eau saline. De plus, plein de cours d'eau aboutissent au lac, mais aucun n'en repart. Evidemment le lac ne déborde pas : donc en plus de l'évaporation naturelle, l'eau doit probablement aussi s'évacuer par des rivères souterraines. Pour l'instant, faute de moyens (il faut dire que le lac est si grand qu'on n'en voit pas la rive opposée), aucune investigation n'a encore été faite.

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Vieux pédalos sur la plage.

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Façon locale de rafraîchir les fruits avant de les consommer ! Variante très pratiquée aussi dans les torrents de montagne avec des produits divers et variés comme le lait de jument...

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Vue depuis la chambre.

Une chose très pratique à Issik-Kul est que l'on peut changer directement son argent (KZT, dollars ou euros) dans n'importe quel hôtel ou banque de la ville.

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Bain de pieds et abricots sauvages tombés dedans.

Après les gens font comme n'importe où ailleurs dans le monde, ils dégainent leur matelas de plage (on peut aussi louer des chaises longues et des parasols sur place), sortent les jouets pour les enfants, et profitent du lieu. On a fait pareil. Des marchands ambulants ne cessent de passer, proposant des abricots, des barbes à papa, du poisson séché (qui d'après notre hôte serait une arnaque car importé de Russie), des bananes, des je-ne-sais-quoi "bien chauds" (gariachi) emballés dans du papier journal... Notre hôte nous a aussi précisé que tous les souvenirs vendus sur place étaient "made in China" sauf l'artisanat du feutre ! (C'est toujours utile d'avoir des amis ! ;-)

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Yourtes-magasins sur le chemin du retour. Etant déjà venue ici il y a un an et demi, en hiver, je peux affirmer que les gens y habitent à l'année. Ici vous pouvez acheter du poisson séché, du fromage en boulettes, du lait de jument fermenté... entre autres.

Si ça vous tente... sachez que les Français ont besoin de faire faire un visa, que celui-ci demande une photo en 4x3 (ce détail a son importance) et une dizaine de jours (sauf si vous prenez la procédure d'urgence, payante). A la frontière aucun problème, il faut juste être patient. Les douaniers sont plutôt sympas, ils vous sortent toujours le titre de ce film que je n'ai jamais vu, "cherchez la femme", et veulent tout savoir sur vous. Le passage se fait en deux temps, dans un premier poste où on fait la queue avec tout le monde, puis dans un second où votre passeport est examiné et tamponné dans une pièce à part.

Au retour, même procédure en sens inverse, avec le remplissage de l'inévitable petit papier blanc pour pouvoir rentrer au Kazakhstan. Attention : on ne vous fera qu'un seul tampon, l'autre sera à demander quand vous serez de retour à Almaty.

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22 juillet 2011

Pause poésie

Si vous aimez la littérature japonaise, vous avez certainement entendu parler des grands noms traditionnels du haïku comme Bashô, Buson, Issa...

Récemment, en librairie (en France bien sûr), j'ai déniché un ouvrage regroupant les oeuvres de haïkistes (?) du XXème siècle. Je ne m'attendais pas à trouver des textes d'une telle qualité. Ils ont pris leur langue et leur histoire avec leurs évolutions (parfois brutales), et ont intégré ces dernières dans leurs textes, qui n'ont rien à envier à ceux de leurs aînés. A noter, la présence de nombreuses plumes féminines, qui ouvrent aussi des perspectives disons plus sentimentales au haïku. Je ne suis pas encore capable de les lire à 100% dans le texte, mais je crois pouvoir affirmer que la traduction est assez remarquable.

Quelques extraits de ce savoureux petit livre :

 haiku

Neige légère
Un seul sourire
Et je me change en lièvre !

Fuyuno Niji

Sur la langue d'une praire
La langue
D'une autre praire

Ozawa Minoru

Cerisier en fleurs
Même sur la peau de l'empereur
Des taches de vieillesse

Tagawa Hiryoshi

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Nagoya, Avril 2011

***

Me lavant les cheveux
Je me lave
Le coeur

Awano Seiho

Respirer ?
C'est aspirer toutes les voix
Des cigales du soir

Kaneko Tôta

Nous nous embrassons
Le tournesol
Se détourne

Mayuzumi Madoka

Autoroutes
Les intestins de Tokyo
Sous la pleine lune !

Imai Sei

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Bangkok, décembre 2010

***

Dans l'oeil de l'oiseau migrateur
Je deviens
Toujours plus petit

Ueda Gosengoku

Si seules
Ces hautes herbes
J'en ai fait des tresses

Kai Michiko

Comme des oreilles
Les fleurs de canna
Se tournent vers la musique

Tagawa Hiryoshi

A la vitesse de la neige
Il chute
L'ascenseur

Masaki Yûko

Neige à la fenêtre
Une femme dans un bain bouillant
Qui déborde

Katsura Nobuko

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Matsuyama, juillet 2009

***

Je le soulève dans mes bras
Cet enfant
A l'odeur de l'hiver !

Nakajima Takeo

***

Si ça vous tente, filez acheter "Haïku du XXème siècle : le poème court japonais d'aujourd'hui" aux éditions NRF/Poésie/Gallimard. A lire et à relire !

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16 juillet 2011

Aktobe

Ca faisait un an que je n'avais pas eu l'occasion de m'incruster me glisser dans les valises de mon mari lors d'un de ses voyages d'affaires dans le vaste Kazakhstan. En l'occurrence, je reviens d'un aller-retour express à Aktobe, une ville du Nord-Ouest du pays.

Depuis Almaty, c'est 2h30 d'avion. Je n'avais jamais entendu parler de cette ville. Pourtant, la taille des avions affrétés pour cette destination en dit long sur son importance ! L'aéroport, bien que petit, est équipé des dernières technologies (genre écran plat...) et offre des destinations comme la Russie, l'Europe... On a même eu droit à un Boeing 767 plein à craquer pour le retour ! Les Chinois y font affaire dans le pétrole, m'a-t-on dit. On a aussi croisé des Américains et des Japonais...

La ville comporte entre 350000 et 450000 habitants (les statistiques sont difficiles à établir en raison de l'immigration). Elle n'a pas grand-chose à envier à Almaty, bien qu'elle soit plus petite (et encore...). Elle est grande, belle et propre, on y trouve toutes sortes de commerces dont pas mal de restaurants où l'on mange très très bien, même dans les boui-bouis. Sa prospérité serait due au chrome dont elle fait commerce. Partout en ville se construisent des immeubles et des maisons... colorés : l'originalité, ce sont les tuiles dont les toits sont ornés, comme dans le Sud de la France quand elles sont oranges, mais aussi parfois bleues comme en Corée !

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Dès qu'ils en ont les moyens, les habitants de ces vastes contrées s'adonnent à la chasse. Dans la plupart des commerces de la ville, la décoration figure donc des animaux empaillés, comme ce loup.

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Britney n'est sûrement pas au courant qu'elle fait vendre des doubles vitrages à Aktobe, Kz ! ;-)

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La mosquée...

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Et juste en face, à l'autre bout du parc, l'église orthodoxe. Vous noterez la présence à l'arrière-plan d'un Mega Center. L'une des particuliarités de la ville est en effet d'avoir implanté un centre commercial à proximité de chaque lieu de culte !

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Donc, entre l'église et la mosquée, le parc. Le panneau au premier plan demande aux usagers du lieu de ne... pas cracher leurs graines de tournesol par terre ! Le grignotage de ces petits en-cas est en effet un sport national dans les parcs et ceux d'Almaty en font les frais en termes de résidus sur le sol... Mais à Aktobe les gens sont plus disciplinés... pas une graine autour des bancs !

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Le canal, devant le Mega Center local.

Enfin, je recommande l'Hotel Amsterdam, où nous avons logé, qui remporte la palme du confort parmi tous les hôtels des villes hors Almaty et Astana où nous avons dormi : eau chaude, chambres propres et spacieuses, bâtiments flambants neufs, du café (instanané certes, mais il y en avait) au petit-déjeuner, bref le confort. Pour environ 100€ la nuit, c'était vraiment pas mal.

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09 juillet 2011

Journée aux Huit Lacs

Ce matin, nous avions rendez-vous aux aurores avec une quinzaine d'amis et collègues russes et kazakhs pour une journée hors de la ville. Challenge linguistique pour les expats que nous sommes (une seule anglophone dans le groupe), mais finalement c'était très sympathique.

La destination nous a été dévoilée le matin même : un complexe flambant neuf en pleine steppe, initialement destiné à la pêche (les amateurs peuvent en effet louer un ponton sur le lac de leur choix) mais où l'on peut aussi pratiquer toutes sortes d'activités comme le VTT, jouer avec des voitures télécommandées, se balader en voiture électrique, se balader tout court, visiter le mini zoo, et bien sûr déjeuner... ça va jusqu'aux activités de groupe façon club Med, pour les amateurs. Par contre, pas de chevaux. L'année prochaine, l'endroit s'enrichira d'une piscine qui pourra accueillir 1000 personnes par jour.

Conseil perso : y aller tôt le matin parce que l'après-midi, l'endroit devient bruyant !

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Le principe est le même que celui d'un parc d'attractions : on paie l'entrée (3000 KZT) et ensuite chaque prestation est facturée, sauf les jeux façon Club Med et les transats. Le déjeuner est typiquement kazakh/russe : zakouski et shashliks.

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A droite, la fameuse saucisse de cheval, qui fait peur à tort : même le gras est tout à fait mangeable. 

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On ne l'a pas pêché, mais il était tout de même bien bon ! :-)

Plus de la moitié de nos amis étaient venus pour pêcher. C'est une affaire sérieuse, surtout pour les Russes (on en connaissait un qui n'hésitait pas à faire chaque week-end les centaines de kilomètres qui séparent Almaty du lac Balkach juste pour aller pêcher la carpe) ! Malheureusement, ça ne mordait pas beaucoup, sans doute à cause de la chaleur torride (plus de 40°C quand même) qui poussait les poissons à rester au fond du lac. La première prise a été un esturgeon, qu'ils ont été obligés de relâcher car c'est une espèce protégée. La seconde s'est fait la malle avec la canne à pêche (sans doute un très gros poisson !). Enfin, la troisième fut la bonne : une carpe.

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Personnellement, je n'ai pas trop accroché avec la pêche, mais j'ai adoré pouvoir faire deux heures de VTT dans ce paysage enchanteur (et faire la course avec nos amis !). Libérateur ! Ce soir je dormirai bien et je pourrai dire bye-bye au jet-lag (toujours un peu long chez moi...).

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08 juillet 2011

Back to KZ

Mais j'ai bien profité de mon séjour, jugez plutôt :

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Miom

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Remiom

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Reremiom

C'est marrant, l'année dernière, avant mon retour en France, je fantasmais sur la charcuterie et les viennoiseries (fantasme réalisé au prix de quelques brûlures d'estomac...). Cette année, j'avais très envie de poisson, et je me suis fait plusieurs fois la réflexion qu'il n'y avait rien de meilleur qu'un vrai petit-déjeuner français ! J'ai donc mangé de la baguette tous les matins et ai fait une ventrée de poisson (sole meunière, daurade sauce vierge, bouillabaisse, sushis, tout y est passé !).

Bilan ? Avantage poisson : cette fois-ci, je n'ai pas pris un gramme ! :-)

Mes aventures kazakhes reprennent demain avec une petite randonnée. Je vous tiens au courant !

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